Portraits de paysan-ne-s adhérent-e-s au réseau des AMAP !

C’est bientôt la fin de l’année, un grand merci aux AMAP, paysans, paysannes, amapiens et amapiennes qui ont envoyé leur cotisation au réseau AMAP Auvergne-Rhône-Alpes, le réseau existe aussi grâce à vous!

Pour les autres, il n’est pas trop tard pour nous soutenir (sourire) ! grâce aux adhésions, le réseau AMAP Auvergne-Rhône-Alpes est plus indépendant et a plus de moyens pour porter des projets d’intérêt général : les outils Clic’AMAP et site internet, les organisations d’évènements, la création d’outils de communication (affiches, cartes postales) , l’outil AMAP cherche paysan et vice versa….

Les bulletins d’adhésion 2018 sont disponibles sur le site internet Ici, et pour vous donner envie, voici en exclusivité les portraits de trois paysan-ne-s qui expliquent les raisons de leur adhésion au réseau. Bonne lecture !

Laurence Paccard, Éleveuse dans les Monts du Lyonnais

 «Je suis éleveuse de brebis bio dans les Monts du Lyonnais. J’ai un troupeau de 70 mères qui me permet de commercialiser entre 70 et 80 agneaux chaque année.

Tout ma commercialisation est effectuée en direct auprès du consommateur, notamment grâce à 2 AMAP et directement à la ferme.

Les AMAP permettent une bonne gestion de mes ventes et un contact privilégié avec les consommateurs notamment urbains qui connaissent peu cette production.

J’adhère au réseau des AMAP pour participer à la dynamique de ce mouvement pour des raisons qui me semblent à la fois évidentes  essentielles :

  • Le réseau des AMAP insuffle une réelle prise de conscience des réalités du monde agricole auprès de nombreux consommateurs (saisonnalité, intempéries, organisation du travail, mode de vie…) au travers de débats, projections et manifestations.
  • Le réseau des AMAP œuvre auprès de nombreux porteurs de projet en favorisant des rencontres.
  • Enfin, le réseau des AMAP devient un interlocuteur incontournable auprès des autorités pour défendre l’agriculture paysanne respectueuse de l’environnement ! »

 

Florent Michel, maraicher à Condrieu

 « Ma ferme maraichère est située dans la plaine de Condrieu à proximité du Rhône. Elle comprend 1,5 hectare de légumes dont 1500 m2 de tunnel froid. Je cultive des légumes de saison en Agriculture Biologique toute l’année. Ma commercialisation se fait à 90% avec 2 AMAP (Genas et Condrieu) soit 100 paniers chaque semaine. J’emploie un salarié saisonnier d’avril à octobre à mi-temps.

J’adhère au réseau AMAP car je suis persuadé de la nécessité d’un réseau AMAP pour favoriser la communication vers le grand public et pérenniser le développement des AMAP.

Je suis aussi convaincu par l’agriculture paysanne d’être en capacité de nourrir une population locale avec des produits de grande qualité tout en préservant la nature et la santé des consommateurs.

Nous sommes tous acteurs du réseau AMAP pour favoriser nos débouchés et construire les outils de gestion des AMAP.

« La diversité est notre force, se rassembler pour l’essaimage des AMAP !! » »

Ludovic Derue, maraîcher à Saint-Jean-La Buissière

 « Je suis installé depuis 1999 sur une petite structure hors cadre familial, en GAEC (Groupement Agricole d’Exploitation en Commun) avec mon frère sur la commune de Saint-Jean-la-Bussière dans le Rhône. Notre ferme de 31 ha a une activité  d’élevage bovin allaitant et une production maraichère diversifiée sur 5 ha, et emploie 4 UTH (Unité de Travail Humain)

70 % de notre chiffre d’affaire est réalisé par le biais des AMAP.

J’adhère au réseau car ses actions visent à protéger, et à encadrer l’appellation AMAP et par conséquent à crédibiliser les AMAP auprès des consommateurs et consommatrices et des pouvoirs publics.

À l’heure du déclin énergétique, l’AMAP s’avère être une alternative cohérente et pertinente afin d’apporter un peu de résilience aux défis inédits du 21e siècle car le changement à réaliser, ne sera pas économique mais culturel. »