Abattoirs: une responsabilité collective

Parce que l’abattage est une étape du métier d’éleveur et que très peu ont la main dessus, il nous semble important de valoriser les expériences sur les territoires dans lesquelles les paysan-nes sont investis. De même par ce que les conditions de vie et de mort des animaux sont une question de responsabilité collective, nous encourageons les amapiens à se mobiliser sur les territoires pour le développement d’outils nombreux, à taille humaine et offrant des conditions éthiques pour les hommes et les animaux. Depuis le 16 avril dernier, un décret qui permet la mise en oeuvre de l’article 73 de la loi EGAlim,  autorise l’expérimentation pendant 4 ans des dispositifs d’abattoirs mobiles: une victoire pour les défenseurs d’une agriculture paysanne, et d’une relocalisation alimentaire.

Nous essayons de garder une trace de ces témoignages sous la forme de Fiche Locale d’expérience:
Présentation du projet Boeuf Ethique, abattoir mobile mono-espèce bovin, porté par Emilie Jeannin
Présentation de l’abattoir d’Andrézieux Bouthéron, multi-espèce,  dans lequel est investi Philippe Chorrier
Présentation de l’abattoir volaille de Ganat, dans lequel est investi Jean-Sébastien Gascuel
Présentation de l’abattoir collectif temporaire pour l’aÏd dans lequel sont investis Julia Beaudoin et Mathieu Buffin.

Pour mettre en oeuvre ces abattoirs mobiles, le ministère de la transition écologique et solidaire a rédigé une nouvelle norme ICPE (installations classées), pour la protection de l’environnement et de la qualité de vie des riverains. Nous y avons été associés et plusieurs de nos demandes ont été satisfaites.La ministère lance maintenant une consultation du public sur cette norme, avant l’arbitrage final. Il faut donc une participation massive de paysan.ne.s et des consommateurs à cette consultation pour soutenir des normes adaptées aux abattoirs mobiles et anticiper la contre-offensive des industriels. La consultation a lieu à ce lien et s’étend jusqu’au 22 mai 2019.