Les éleveurs face à la grippe aviaire

Défendons l’élevage de volailles en plein air et ses éleveurs ! Témoignage de Michel Ferriz, éleveur à Chaponnay dans le Rhône.

Alors que le second épisode d’épizootie aviaire frappe le territoire français, les lobbys industriels et l’état proposent des mesures de biosécurité plus exigeantes que celles décidées au niveau européen. Ces mesures vont vers plus d’industrialisation de la filière via une plus grande concentration des animaux en bâtiment fermé, qui serait selon ces acteurs une solution contre la grippe aviaire… 


Ces dernières vont à 
l’encontre d’une production de qualité, mettant à mal les producteurs de volaille en plein air. Nous rappelons que ces formes de grippes aviaires sont non transmissibles à l’homme !

Nous avons rencontré Michel Ferriz, éleveur à Chaponnay dans le Rhône.

Depuis début décembre, comme chaque année depuis les débuts de la grippe aviaire, la Préfecture du Rhône a demandé par arrêté préféctoral à tous les éleveurs de volailles de tenir les animaux fermés dans les bâtiments. Ces mesures qui, les années passées sont levées en début d’année ont été prolongées cette fois-ci jusqu’au mois de mai. La préfecture avance des risques de propagation en période de migration.

Ces mesures mettent en difficulté les éleveurs qui font face à plus de nervosité chez leurs animaux et une augmentation de la mortalité mais aussi à une charge de travail plus lourde avec la maintenance des bâtiments accrue.

Michel insiste sur le sort des éleveurs dans les zones contaminées par le virus qui ont vu leur élevage anéanti par mesure de  « précaution » et à qui l’État avait promis une indemnisation et une suspension des crédits de la ferme. Aujourd’hui ces éleveurs ont « la corde au coup » avec des échéances à payer et plus aucune rentrée d’argent. L’État n’a pas tenu ses promesses.

A l’heure où l’Institut de Veille sanitaire compte un suicide tous les deux jours chez les agriculteurs1, n’est-il pas temps d’agir pour soutenir les paysans sur nos territoires ?

Cette situation a entraîné Michel a transformé le statut juridique de sa ferme : de nom propre, il est passé en société pour que les créanciers ne puissent pas venir prendre sur ses biens personnels. Michel et sa femme réfléchissent également à diversifier leur production en lapin, porc, veau et à mutualiser leur atelier de transformation et faire à façon. Ils ont également contracté une assurance sur la perte de production : un vrai investissement vu le montant !


Pour soutenir les éleveurs de volailles plein air, vous pouvez signer la pétition en cliquant sur ce lien :

http://www.mesopinions.com/ petition/politique/defendons- elevage-volailles-plein-air- eleveurs/28945