2 créations d’AMAP : Lozanne (69) et Tournon ( 7)

En février ont eu lieu 2 soirées création d’AMAP : une à Lozanne dans le Rhône et une à Tournon en Ardèche.

Le 21 février 2022…

À Lozanne, l’AMAP se crée autour de 5 paysannes. Du miel à l’endive, de la chèvre à l’œuf, il n’y a qu’un pas ! Et c’est sur 4 temps joyeux que les paysannes se sont réunies autour de l’AMAP de Lozanne.

25 personnes étaient présentes en plus des paysans et paysannes qui se lancent dans le partenariat AMAP :
👉 Angélique, éleveuse de poules pondeuses à Courzieu
👉 Aurélie, éleveuse de vaches Aubrac à Lentilly
👉 Isabelle et Bernard, maraîchers à Anse
👉 Corinne et Bruno, éleveurs de chèvres à Charnay
👉 Cécile, apicultrice à Chatillon

Le but de ces soirées : présenter le modèle AMAP ainsi que les paysannes sur le projet et leur travail, profiter des témoignages de paysan déjà en AMAP et amapienne… Pour former ensuite un collectif de bénévoles engagé·es pour monter l’AMAP !

Belle dégustation des produits des différentes fermes en fin de soirée, merci aux paysannes 😊

Possibilité de prendre un panier d’essai, alors si vous connaissez des amis, de la famille, n’hésitez pas à leur transmettre l’info !


Le 23 février 2022…

À Tournon, l’AMAP se crée autour de Florian Bouteiller, maraîcher en agriculture paysanne non motorisée. La soirée a eu lieu au café associatif de Tournon : le Point Commun.

En installation à la Ferme des roches ensoleillées, Florian souhaite créer une AMAP avec les habitant·es des alentours.

À Saint-Victor depuis peu, Florian s’est installé en maraîchage en 2020. Tomates, poivrons, aubergines, haricots, crises, framboises… silence, ça pousse !

Après un an de wwoofing, beaucoup de lectures, de l’expérimentation sur son propre potager et un an avec une ferme dans le Pilat, Florian a acquis un terrain et s’est lancé dans le maraîchage. Inspiré par le mouvement « Maraîchage sur sol vivant », il ne travaille pas le sol, persuadé que cela participe à son érosion. Il met alors des matières organiques, comme des broyats de déchets verts récupérés en déchetteries, pour qu’une vie se crée sous le sol, au lieu de donner directement manger à la plante.

Technique « moins directe », mais qui comporte ses avantages : « C’est bio, et j’espère que j’obtiendrai des légumes de meilleure qualité. Et puis ça me permet de travailler sans aucune mécanisation, je n’ai pas de tracteur, je fais tout à la main, c’est un coût en moins. » Mais cette technique prend du temps et peut être risquée : « Je récupère des bâches chez les agriculteurs pour éviter les vivaces qui n’ont pas été tuées par le labourage. Mais il faut laisser les bâches plusieurs mois pour les tuer, et elles finissent par revenir. » Il faut alors faire preuve d’une grande patience… Mais ce passionné est optimiste, et est persuadé que cette technique représente l’avenir du maraîchage.

« Une relation de confiance entre producteur et consommateur »

« Grâce à un contrat, les consommateurs préfinancent ma production. Le nombre de paniers sur l’année dépendra de la production, si un hiver on a du gel, il y aura peut-être moins de paniers ensuite. Les paniers sont prédéfinis, et les producteurs les livrent chaque semaine aux consommateurs. Il n’y a pas d’échange monétaire au moment de la livraison de paniers, c’est la production qui est financée en amont. » Pour lui comme pour les autres producteurs, cela permet de fixer des prix justes, et cela a aussi un côté pratique : « Ça simplifie beaucoup car on peut prévoir notre production sur toute l’année. »

Mais ce que cherche Florian en créant une AMAP, c’est surtout la relation de confiance entre producteur et consommateur, et la convivialité. « Il n’y a pas plus sociale et locale comme démarche. La relation de confiance est sympa, on garantit aux gens des paniers réguliers, fournis et diversifiés. Et puis le but aussi c’est que les gens viennent sur nos terrains, nous aident à ramasser des cerises par exemple, et repartent avec leur caisse de cerises… après avoir fait un barbecue et bu un coup bien sûr ! C’est cette convivialité que je recherche. »

Son but à terme, c’est de vendre toute la production de ses 5 000 m2 cultivables en direct. Pour l’instant, il a commencé avec 4 paniers qu’il livre chez une particulière. Mais cela n’est pas suffisant pour une AMAP, d’autant plus qu’il n’y a pas de contrat pour assurer le paiement des paniers à Florian.

Vous l’aurez compris, il faut donc plus de contrats avec Florian, idéalement l’AMAP pourrait commencer à 15 paniers.

Si vous êtes intéressés pour rejoindre l’AMAP de Florian et pour en savoir plus : les.roches.ensoleillees@gmail.com

N’hésitez pas à faire circuler l’information autour de vous, notamment aux Tournonais et Tournonaises que vous pourriez connaître…

Contact : 06 81 62 03 22

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