02/04/2020 Réponse Préfecture de Région sur l’usage des jardins familiaux

Autorisation sous conditions pour l’usage des jardins familiaux

Bonjour Monsieur,

Pour faire suite à note échange téléphonique,

S’agissant des jardins familiaux :

– il est exclu que des personnes se rendent dans des jardins collectifs : si c’est un seul et unique jardin partagé , tout le monde met “la main à la patte” de plantations que tout le monde partage le risque est maximal : Le virus est très contagieux et reste sur les surfaces plusieurs heures si plusieurs personnes touchent les outils,  les plantes ou légumes à la suite c’est dangereux.

– si l’on est dans une configuration où chacun a son lopin de terre bien délimité, et que l’on ne se croise pas, c’est envisageable sauf si les lieux imposent que les jardiniers touchent le même robinet ou bien la même lance à eau, voire la même clanche d’une porte grillagée à l’entrée. Par ailleurs dans ce second cas de figure, puisque l’on n’est pas dans le cadre d’une activité professionnelle, ni du déplacement pour l’achat de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle ou de première nécessite  il faudra cocher la case 5 de l’autorisation dérogatoire de déplacement

:”Déplacements brefs, dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal
d’un kilomètre autour du domicile, liés soit à l’activité physique individuelle des
personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec
d’autres personnes, soit à la promenade avec les seules personnes regroupées dans un
même domicile, soit aux besoins des animaux de compagnie. ”

Cordialement,

Jean-Daniel MONTET-JOURDRAN
Directeur de cabinet du Préfet de la Région Auvergne-Rhône-Alpes

—— Message original ——–

Sujet: [INTERNET] Nouvelle sollicitation pour l’horticulture et les jardins familiaux
Date : Thu, 02 Apr 2020 10:23:25 +0200
De : jef.baudin@lilo.org
Pour : DUGROS Claire, Prefecture Rhône

 

Bonjour Mme Dugros,

Je vous sollicite à nouveau pour deux sujets qui nous préoccupent actuellement, l’un signalé par des agriculteurs de nos réseaux qui sont aussi horticulteurs, producteurs de plants et de semences, l’autres par des amapiens et partenaires. Tous deux sont profondément liés.

Le premier nous a été révélé par une AMAP de la Drôme, l’Amap de la Tricastine et son président Christian Jouffre, qui nous a transmis l’appel au secours d’un horticulteur. Ils ont sollicité la préfecture de la Drôme et les autorités locales. Je vous transmet ci-dessous la réponse de la préfecture et du Conseil départemental.

Il est important que ces producteurs continuent à vendre leur production car elle est essentielle à certains paysans, mais aussi à tous les jardiniers (amateurs et professionnels).

Parmi ces jardiniers ceux qui ont accès à des jardins familiaux, qu’ils soient individuels ou collectifs, et qui ont très souvent une vocation potagère. Ils nous ont fait part de leurs inquiétudes car rien actuellement ne les autorisent à rejoindre leur jardins. Et la saison est cruciale pour les plantations. Tout le monde n’a pas accès à son jardin aussi facilement que les détenteurs de villas avec jardins attenants.

La plupart de ces jardiniers, en jardins collectifs ou individuels, produisent une part non négligeable de leur nourriture. Ces jardins bénéficient souvent à des personnes logées en habitat collectif et qui sont issus de couches sociales les moins aisées. L’apport de leur jardin dans leur budget familial alimentaire est donc très important.

Les jardins collectifs fonctionnent parfois avec un jardinier salarié mais chaque adhérent du jardin participe une à plusieurs fois par semaine à des travaux importants, dont la préparation des terrains et les plantations qui se font actuellement.

Vous comprendrez aisément le lien qu’il y a entre les deux sollicitations nouvelles que nous vous faisons parvenir : que les producteurs de plants aient l’autorisation de vendre et que les jardiniers en tout genre puissent accéder à leur jardins est une chose vitale, autant socialement qu’économiquement.

Les réponses apportées par la préfecture de la Drôme nous semblent justes et en phase avec les contraintes liées à la crise sanitaire. Si le préfet de région pouvait prendre une décision similaire et autoriser les jardiniers amateurs à accéder à leur jardin nous serions heureux de nous en faire le relais auprès de nos adhérents et partenaires.

Bien cordialement,

Jean-François BAUDIN

Président du Réseau AMAP AuRA

06 50 62 83 69