Actualités

Formations sur clic’AMAP à destination des paysan·ne·s

Le Mouvement des AMAP propose des formations gratuites à l’utilisation de clic’AMAP, l’outil de gestion et de communication utilisé en AMAP.

Ces formations sont destinées spécifiquement pour les paysan·ne·s en AMAP.

Les formations sont proposées en visioconférence. Elles ont pour objectif de présenter :

  • les fonctionnalités paysan·ne de l’outil
  • échanges / questions-réponses,
  • présentation des évolutions à venir sous le profil paysan.

Les prochaines formations :

  • lundi 12/04/2021 à 13h – lien vers l’inscription : ICI
  • mercredi 21/04/202 à 12h – lien vers l’inscription : ICI
  • lundi 10/05/2021 à 13h –  lien vers l’inscription : ICI
  • mardi 18/05/2021 à 12h –  lien vers l’inscription : ICI
  • lundi 31/05/2021 à 13h –  lien vers l’inscription : ICI

Si vous rencontrez des difficultés sur les dates proposées, contactez-nous : pole-admin@amap-aura.org

 

Retrouvez toutes nos formations en cliquant ici.

Le chevreau n’est pas un déchet – ni un sous-produit!

Le chevreau n’est pas un déchet – ni un sous-produit!

Éleveurs, éleveuses, amapien,ne : nous aimerions connaître vos pratiques , merci de remplir ce sondage.

Selon Stéphanie, éleveuse dans la Loire

Mais le fromage….ça marche comment?
Pour commencer, il nous faut du lait.
Et le lait …. on l’obtient comment?
Il faut que nos vaches et nos chèvres donnent naissance à un veau ou à un(ou des) chevreau(x) chaque année pour que la lactation redémarre. La chèvre est un animal saisonné, ce qui signifie que son cycle de reproduction est régulé par les saisons de l’année. Les chevreaux naissent naturellement au mois de février-mars. Le lait produit pendant les 7 premiers jours qui suivent la mise-bas s’appelle le colostrum et contient tout ce dont le petit a besoin pour construire son immunité. Il lui est donc réservé et il n’est, dans tous les cas, pas fromageable donc pas de dilemme. C’est après que cela se complique. Après la fin de leur première semaine de vie… que deviennent les chevreaux?
Un peu de calcul!
A savoir que les chèvres on en moyenne 1.5 chevreau par an cela nous fait une cinquantaine de chevreaux qui naissent chaque année sur notre ferme. En règle générale, la répartition entre les femelles et les mâles est de 50/50, soit environ 25 mâles que l’on vendait à une semaine pour 5 euros chacun environ. Sur les 25 femelles nous en gardons une douzaine chaque année pour le renouvellement de notre troupeau. Certaines années les autres femelles sont vendues dans d’autres troupeaux (si nous en avons la demande) mais parfois elles partent également pour l’engraissement.
Donc nous avons entre 25 et 40 chevreaux chaque année à élever pour leur viande. Jusqu’en 2019, les mâles étaient vendus à un engraisseur proche de la ferme. Là, ils étaient élevés pendant 6 à 8 semaines avant d’être abattus et exportés pour la majeur partie.

Pour la plupart des éleveur.ses en AMAP, les chevreaux font partie intégrante de la production laitière caprine mais représentent une contrainte et/ou suscitent de grandes questions.

Selon Annabelle, éleveuse à Clansayes (26) Alors que de moins en moins d’engraisseurs poursuivent l’activité et certaines collectes s’arrêtent, et que certains abattoirs ne prennent plus les chèvres et chevreaux, il est important de se poser les bonne questions.  Aujourd’hui la viande de chevreau est payée entre  0.80 et 1.20 euros /kg de poids vif, sans distinction entre des chevreaux venant des engraisseurs ou chevreaux venant des fermes. Étant donné qu’il n’y a pas de filière organisée, la viande de chevreau bio est vendue au même prix que la conventionnelle.  Nous avons développé un contrat Viande de chevreau en AMAP pour sensibiliser nos amapiens à cette question et essayer de valoriser une partie de nos chevreaux sous les mères jusqu’à 3  mois.

N’hésitez pas à nous envoyer vos contrats en AMAP pour donner des idées aux autres AMAP., et mobilisons-nous pour

  • Ouvrir un nombre suffisant de contrat viande de chevreau en AMAP
  • Soutenir financièrement des projets pour garder les chevreaux sous la mère
  • Soutenir des projets d’abattoirs locaux

 

Cantines : l’élevage intensif s’invite en catimini au menu !

Le MIRAMAP avec d’autres organisations environnementales, de protection animale et des représentants d’éleveurs dénoncent le scandale de l’introduction discrète courant janvier de la volaille industrielle dans les produits “durables” des cantines scolaires. En cause : un arrêté du Ministère de l’agriculture qui vient d’autoriser la volaille standard française à obtenir la certification environnementale de niveau 2, une certification permettant à ces productions d’entrer dans les 50 % d’alimentation durable pour la restauration collective de la loi Egalim. Pour nos organisations, c’est un nouvel écart du gouvernement qui, pour protéger à court terme l’industrie de la viande, détricote la « montée en gamme » promise par le Président de la République. La volaille intensive dans les 50 % de produits “durables”, l’exemple flagrant d’une aberration!

Lire le communiqué de presse:

Rencontres régionales 2021

Le samedi 8 mai 2021 auront lieu les rencontres régionales des AMAP d’Auvergne-Rhône-Alpes ! Paysan.ne.s, amapien.ne.s, ce sera l’occasion de pour prendre part à la vie de votre réseau régional !

Nous vous invitons à une journée d’échange entre amapien.ne.s et paysan.ne.s, avec les administrateur.rice.s et salarié.e.s du réseau. Avec au menu une grande foire aux questions, une conférence “La terre, un bien commun”, un repas convivial et notre Assemblée Générale.

Votre Réseau compte sur vous !

Le Réseau AMAP AuRA, ce n’est pas seulement 26 administrateur.rice.s, une équipe de 5 salariées et 1 stagiaire, c’est surtout plus de 300 AMAP et 800 paysans et paysannes ! Ces AMAP et paysan.ne.s sont la force vive du Réseau, pour faire avancer les projets et les faire vivre. La journée des rencontres régionales des AMAP, en plus d’être une journée conviviale et constructive, est l’occasion de mieux comprendre comment avancer tou·te·s ensemble et de prendre part à ces projets !

Enfin, c’est aussi le moment de l’élection des nouveaux administrateur.rice.s ! Que vous soyez amapien.ne ou paysan.ne, vous pouvez vous présenter lors de cette élection pour devenir administrateur.rice du Réseau, comme Florent (retrouvez son témoignage ici) ! N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez en savoir un peu plus sur ce rôle : contact@amap-aura.org ou au 04 81 91 65 34.

Le programme de la journée

  • 9h30 : Accueil autour d’un café
  • 10h00 : Temps Foire aux Questions en World Café
  • 11h30 : Assemblée Générale
  • 12h30 : Repas partagé, chacun ramène quelque chose à manger !
  • 14h30 : Conférence / table-ronde : “La terre, un bien commun
  • 16h30 : Apéro / Goûter

Les infos pratiques !

N’oubliez pas de vous inscrire ! Pour organiser au mieux cette journée, nous avons besoin d’avoir une idée du nombre de personnes présentes. Merci de vous inscrire ici !

Recommandations repas : A midi, on vous propose un repas partagé : chacun ramène un plat ou une boisson de son choix ! Des personnes seront chargées de servir les assiettes et les verres.

Covoiturage :  Vous pouvez utiliser la plateforme de covoiturage ici pour proposer ou prendre un covoiturage.

Adresse :

Domaine Les Déplaude de Tartaras

7 rue du Prieuré, 42800, TARTARAS

Gare la plus proche: Rive-de-Gier (10 min de la ferme)

Pouvoirs : Si vous ne pouvez pas être présents, vous pouvez donner votre pouvoir. A télécharger ici.

N’oubliez pas d’adhérer avant les rencontres ! => C’est par ici !

Vous retrouverez toutes les infos sur les rencontres régionales sur cette page, n’hésitez pas à la consulter, les infos seront mises à jour au fur et à mesure, notamment pour s’adapter au contexte sanitaire et vous relayer les attestations nécessaires pour votre déplacement.

A très bientôt !

Inquiétude des éleveur·ses plein air

La transmission du virus de la grippe aviaire met en péril les élevages plein air et cause le désarroi des éleveur·ses qui, pour beaucoup, ont dû abattre leur cheptel ou les cloître à l’intérieur. Michel Ferriz, éleveur bio à Chaponnay dans le Rhône, attend depuis deux mois déjà de pouvoir ré-ouvrir à ses poulets actuellement confinés.

Il est primordial de faire entendre notre voix et de pointer du doigt d’autres facteurs d’augmentation du taux de transmission du virus. Aujourd’hui, le plein-air est désigné comme le seul coupable de ces crises à répétition, alors que nous savons que la densité des élevages et la multiplication des transports d’animaux est un facteur important de propagation du virus. Les élevages industriels produisent aujourd’hui des animaux performants mais faibles. La pauvreté génétique, l’excès de stress et de transports favorisent la maladie et sa transmission.

Communiqué de presse de la Confédération Paysanne

A lire en cliquant ici.

Partage de la pétition pour l’élevage plein air

La pétition pour l’élevage de volailles en plein air toute l’année est toujours disponible en cliquant ici.

‍Elle vous permettra d’affirmer ce soutien et votre engagement pour une agriculture et une alimentation de qualité. Vous pouvez la diffuser et l’appuyer le plus largement et rapidement possible pour contrer par le nombre de signatures les lobbies de l’agroalimentaire qui œuvrent au ministère de l’agriculture.

Vous trouverez ci-dessous 2 courriers types à adresser aux élus. Un simple copié/collé, une modification et un envoi par mail ou par la poste et le tour est joué !

Plus nous serons nombreux et nombreuses, plus nous serons entendu·e·s !

Nous comptons sur vous !‍

Lettre type au Préfet : à modifier pour envoi ici

Lettre type aux élu·e·s : à modifier pour envoi ici

 

Reportage dans un élevage de poulets en liberté

Première conséquence de ce choix de méthode d’élevage de poulets : les contraintes économiques, environnementales et sanitaires s’exercent de manière particulièrement forte. Au moment du tournage de cette vidéo, en février 2021, l’exploitation d’Alain dans les Landes subit de plein fouet l’épidémie de grippe aviaire.

 

 

 

La force des agricultrices

Sélection d’articles, de podcasts et de reportages en ce mois de mars et en rappel au 8 mars, journée des droits des femmes.

Femmes paysannes : s’installer en agriculture, freins et leviers

femmes-paysannes-installation-en-agricultureLes résultats d’une enquête auprès de 151 paysannes afin d’identifier les problématiques spécifiques qui peuvent être rencontrées par les femmes lors de leur installation.
« L’installation agricole ne se vit pas de la même manière, que l’on soit une femme de 35 ans non-originaire du milieu agricole, ou que l’on soit un homme de 19 ans qui reprend la ferme de ses parents. Or l’accompagnement proposé est souvent neutre du point de vue du genre, et tend à masquer l’expérience singulière des femmes qui s’installent, pourtant précieuse pour toutes les paysannes en devenir et pour le monde agricole. »

Les genres dans le monde agricole

AgriGenre (accéder au site) regroupe des recherches sur la sociologie du genre dans les mondes agricoles.

Des articles de statistiques, référencement mais également des coups de projecteurs engagés sur les stéréotypes de genres dans la publicité et les reportages agricoles (autour du machinisme notamment).

Pour faire le lien avec l’enquête de Terre de Liens ci-dessus, un article à lire sur AgriGenre : Femmes et agricultrices : récits croisés d’installations hors cadre familial

Lundi 8 mars 2021, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation a animé un petit-déjeuner débat aux côtés d’Agnès Poirier, réalisatrice des documentaires « Nous paysans » et « L’installation ».
Agnès Poirier évoque l’étude d’AgriGenre “Du côté des filles et des garçons qui rêvent de devenir agriculteur.trice.s”

“Les femmes sont des agriculteurs comme les autres”, écoutez son intervention :

Podcasts

La Clé des Champs

La cle des champs podcast

La “Clé des Champs” c’est le Podcast qui vous amène au cœur de l’agriculture française. Son objectif est simple : partir à la rencontre des acteurs du monde agricole pour que l’on comprenne mieux leur quotidien, leurs motivations et leurs difficultés. Ecoutez-les parler de leur métier et de leur passion sans filtre et avec cœur !

Écoutez les épisodes du podcast

L’agriculture au féminin : échanges et débats lors de la Fête Paysanne de septembre 2020

Pour aller plus loin : la frise chronologique des droits des femmes agricultrices, créée par la Confédération paysanne 41.

Une fiche ressource sur la question créée par la commission Femmes de la Confédération Paysanne

 

MOOC : Femmes et territoires ruraux en Europe

Un MOOC est une formation en ligne ouverte à tout·e·s.
Femmes et territoires ruraux en Europe : voir la formation

Pour conclure…

Merci à toutes les femmes paysannes ou en relation avec l’agriculture qui font avancer la réflexion sur notre alimentation, à celles qui prennent le temps d’expliquer, de faire des liens, d’ouvrir des portes.

Merci aussi à celles qu’on ne voit pas, mais qui sont si présentes !

Transmettre c’est l’affaire de tous !

Le Réseau AMAP AuRA est lauréat d’un programme ARPIDA financé par le Ministère de l’Agriculture pour travailler avec 9 partenaires (CREFAD Auvergne, DaSA, La Brèche, FR CIVAM Auvergne, ADDEAR42, ADDEAR01, Atelier des Possibles, Terre de Liens Auvergne, Haute Loire Bio) pendant 1, 5 an à la sensibilisation, formation, accompagnement des élus, bénévoles de nos associations, amapiens, cédants, techniciens agricoles, porteurs de projets pour faire que les transmissions agricoles soient nombreuses, variées, anticipées et engendrent une transformation sur nos territoires ruraux.

Élus, cédants, porteurs de projets agricoles, citoyens, techniciens agricoles, on a tous un rôle à jouer, car la transmission vient toucher en cascade des enjeux d’intérêt général: transition écologique, alimentation relocalisée, création d’emploi, développement local. En voici la démonstration et les préconisations.

 

 

Et les productions sont différentes face à cet enjeu, partout en France, et en AuRA, les fermes en élevages ont beaucoup plus de mal à retrouver des repreneurs, et cela pose de nouvelles questions autour de transmissions agricoles nécessitant des restructurations de fermes. Aujourd’hui on peut installer plusieurs porteurs de projets sur une ferme, et diversifier les productions, ancrer le travail dans le collectif et donner plus de chance à ces fermes de se pérenniser. C’est l’enjeu du livret édité par INPACT national: “Et si on restructurait les fermes”

Le Réseau AMAP AuRA travaille donc sur plusieurs axes en 2021 dans le cadre d’un groupe de travail composé d’administrateurs‧trices du réseau, d’amapiens, de paysan‧ne, et de bénévole Terre de Liens:

  • un plaidoyer sur la transmission à envoyer aux candidats aux élections régionales et départementales, vous pouvez vous en saisir au niveau local pour alerter vos élus sur la problématique
  • des rencontres sur les territoires avec les AMAP, et les partenaires et les élus pour essayer d’enrayer le problème et encourager les transmissions agricoles, ça démarre dans le Haut Bugey, nous pouvons vous accompagner sur vos territoires, contactez-nous.
  • des formations pour les bénévoles des AMAP en partenariat avec Terre de Liens
  • des formations pour les élus de Haute-Loire les 3-4 mai prochains
  • l’organisation de projections-débats, ateliers, conférences sur la thématique
  • l’encadrement d’un stagiaire 6 mois Théo Enjalbert sur “Rôles des AMAP dans la Transmission agricole, et analyse du levier de l’acquisition foncière pour faciliter les transmissions”

La thématique vous intéresse, rejoignez-nous!

Amélie: coordination@amap-aura.org

Théo: stagiaire@amap-aura.org

 

 

Campagne “Abattoirs paysans: Éleveurs, consommateurs: tous engagés!”

L’élevage paysan et l’abattage de proximité impliquent des modes de consommation responsables et des relations directes entre les producteurs, les transformateurs et les consommateurs. A chaque fois que nous mangeons de la viande ou des produits laitiers, nous sommes coresponsables de l’élevage de ces animaux et des conditions d’abattage.

Dans le cadre du projet « TRAPPAPAE », lauréat du programme « Animation Régionale des Partenariats pour l’Innovation et le Développement Agricole » de 2019, et avec le soutien de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, le Réseau AMAP Auvergne-Rhône-Alpes, la FADEAR et la Confédération paysanne ont animé un groupe de travail en partenariat avec l’ADDEAR 42, Jacques Alvernhe, l’AFAAD autour du thème de l’abattage de proximité. Grâce au travail d’Etienne Signolet-Bigallet, stagiaire pendant 6 mois au Réseau AMAP AuRA, trois documents illustrés ont été produits:

 

 

“Récits expériences de paysans et paysannes” reprenant le témoignage de 8 éleveur.se.s investis dans des projets d’abattoirs paysans,

Sensible au devenir de l’alimentation dans le respect des conditions de production et de travail et la bientraitance des animaux d’élevage, le réseau régional AMAP Auvergne Rhône-Alpes a souhaité rencontrer les éleveurs d’ores et déjà engagés dans une démarche de construction de projets autour de l’abattage de proximité. Ces rencontres se sont déroulées au cours de l’été 2020 et ont permis de recueillir les témoignages d’éleveurs impliqués dans la reprise d’abattoirs à gouvernance collective, ou bien de porteurs de projets de camions-abattoir ou de caissons d’abattage se déplaçant sur les fermes.

Les initiatives paysannes prises en exemple dans ce recueil d’expériences montrent qu’un changement de pratique dans la production de viande n’est pas seulement possible pour le maintien de l’élevage, il est indispensable. L’émergence des projets présentés dans ce recueil a permis de répondre à la fois à un impératif de protection animale, mais aussi à une nécessité de maîtrise de cette étape cruciale de la production de viande.

Mettre en œuvre un projet local et paysan d’abattage reste toutefois un parcours long, semé d’embûches et de contraintes réglementaires et économiques. La force du collectif et l’appui d’organisations paysannes et/ou citoyennes sont essentiels pour surmonter certaines de ces difficultés.

Mais l’accompagnement du déploiement de l’abattage de proximité sur le territoire ne pourra pas se passer d’un accompagnement par les pouvoirs publics. A Saint-Auban comme à Guillestre, l’implication des collectivités a été un élément-clef de réussite du projet.

Il appartient désormais à ceux et celles-ci, consommateurs et usagers, en partenariat avec tous les acteurs concernés, de se saisir de ces exemples, de cette expertise, et des espaces de mutualisation déjà existants, pour faire pression auprès des pouvoirs publics et des élus les représentant et accélérer l’essaimage et la diffusion des expériences d’abattage paysan sur les territoires.

Contribuant ainsi au maintien d’un élevage durable dans la biodiversité, à l’amélioration des conditions de travail des éleveurs comme des opérateurs d’abattoir, et en fin de compte à la bientraitance des animaux d’élevage.

 – “Éleveurs, consommateurs, tous engagés! pour une fin digne des animaux”: apportant un éclairage de la situation de l’abattage en France et donnant les arguments pour soutenir l’abattage de proximité.

En France, le nombre d’abattoirs de boucherie[qui avoisinait les 400 en 2003, a fortement diminué ces dernières années pour atteindre les 250 début 2019. Cette baisse est accompagnée par une monopolisation économique de l’abattoir par quatre grands groupes privés et un déséquilibre géographique marquée par une concentration dans le grand ouest au dépend d’autres régions désertifiées. Aujourd’hui, de nombreux éleveurs situés dans les zones touchées par cette disparition ne trouvent plus d’abattoir pour faire abattre leurs bêtes en particulier lorsqu’ils ont choisi une commercialisation par les circuits courts (AMAP, vente directe, magasin de producteurs…). De plus, certains éleveurs n’ayant plus le choix de l’établissement d’abattage doivent se résoudre à faire abattre dans des abattoirs dont ils réprouvent les pratiques ou le modèle.

Le secteur de l’élevage, et plus généralement de la production de viande, est actuellement au cœur d’enjeux qui invitent à repenser profondément son modèle. Premièrement, la crise économique et sociale que subit l’élevage français du fait de la concurrence internationale, en particulier les filières industrielles. Deuxièmement, la sensibilisation croissante de nos concitoyens à la question de la maltraitance animale et de l’empreinte environnementale, liée notamment à la production de viande. Et enfin, de nombreux consommateurs soucieux de consommer des produits respectueux des hommes, des animaux et de l’environnement s’orientent vers une relocalisation de leur alimentation en plébiscitant les circuits-courts.

La loi Alimentation votée en 2018 témoigne aussi d’une volonté de faire évoluer les pratiques d’abattage en ouvrant notamment la voie à une expérimentation des outils d’abattoirs mobiles pour une durée de 4 ans (Article 73).

Alors que les exigences des consommateurs en termes de respect des animaux et de consommation locale sont grandissantes, la réappropriation des solutions d’abattage de proximité par les éleveurs est plus que jamais d’actualité. Si la proximité des abattoirs est une première garantie de réduction des délais de transport des animaux, ce n’est pas pour autant la garantie d’un bon abattage. Alors que la défiance des consommateurs envers les abattoirs est à son paroxysme, il est nécessaire de faire de ces abattoirs de proximité des outils irréprochables et à la mesure des attentes sociétales.

Le livret souhaite démontrer que l’abattage de proximité, prolongement logique de l’élevage paysan, est une alternative qui peut permettre de valoriser l’agriculture locale mais aussi d’assurer une plus grande transparence pour les consommateurs. Il reflète la volonté de nos organisations  d’offrir aujourd’hui des espaces de rencontres entre éleveurs, élus et mangeurs pour aborder cette question sensible, sortir de l’entre-soi paysan et convaincre le grand public du bien fondé de ces projets.

une carte interactive actualisée des projets d’abattoirs paysans en France, qu’il s’agisse de projets d’outil fixe ou mobile bientôt disponible sur  le site de la Confédération Paysanne.

La mise en exergue de ce travail  s’adresse aux consommateurs et aux usagers d’abattoirs mais aussi à l’ensemble des éleveurs, pour les engager à se saisir de ces exemples, de cette expertise  et des espaces de mutualisation déjà existants, et faire pression auprès des pouvoirs publics et des élus les représentant pour accélérer l’essaimage et la diffusion des expériences d’abattage paysan sur les territoires. Elle permet aussi de recréer le lien entre les consommateurs citoyens et un approvisionnement local en denrées de qualité issues d’un élevage éthique et équitable.

 Ces documents sont accessibles gratuitement sur demande au siège de la Confédération Paysanne à Bagnolet (Fabien Champion <fchampion@confederationpaysanne.fr>) ou celui du Réseau AMAP AuRA à Lyon (Amélie Charvériat<coordination@amap-aura.org>), mais également par envoi postal avec frais de port et en consultation libre en ligne sur le site du Réseau AMAP AuRA.

 

 

Aidez des paysans à s’installer en parrainant une poule !

Alexandre s’installe en élevage de poules pondeuses, en agriculture bio à Lentilly dans le Rhône. Il a le projet de proposer bientôt des contrats œufs aux AMAP de son secteur !
Mais avant cela, il a besoin d’un petit coup de pouce pour acheter un poulailler déplaçable d’une surface de 30m², pour donner aux poules un maximum de confort et leur permettre de profiter de parcours herbeux et de sous bois !
Pour en savoir plus sur ce projet et contribuer 👉 c’est par ici
 

Semaine Installation Transmission en Ardèche 2020

En partenariat avec l’AMAP de Saint Péray et son maraîcher Thomas Raoulx, l’AMAP Ardèche Verte et son éleveuse en chèvre laitière Maud Damiron, nous vous invitons à participer à tous les évènements et à nous retrouver sur le 13 octobre à saint Péray et le 19 octobre à Saint Cyr.

Les AMAP en collège, c’est reparti !

Sensibiliser les élèves aujourd’hui, c’est s’assurer des citoyen.ne.s éco-responsables, politisés et engagés demain !

En 2019-2020, le Réseau AMAP AURA en partenariat avec le Réseau Marguerite accompagne la création de trois AMAP dans des collèges du Rhône, avec les élèves et leurs enseignant.e.s :

  • La Cité scolaire internationale (Lyon 7)
  • Le collège des Battières (Lyon 5)
  • Le collège Elsa Triolet (Vénissieux)

Les objectifs :

  • La sensibilisation des élèves, des équipes pédagogiques des établissements, des parents d’élèves. En s’adressant aux collèges, nous allons vers un public qui n’est pas forcément acquis à notre cause mais qui le devient 😉
  • la création de nouvelles AMAP dans des quartiers peu dotés en points de vente de produits paysans,
  • le développement de notre modèle de l’AMAP : solidaire, équitable, de confiance mutuelle. Par là même, nous promouvons une approche d’économie sociale et solidaire.

Les AMAP seront bientôt lancées !

Pour 2020-2021, d’autres collèges se positionnent pour mener un projet de création d’AMAP.

AMAPiens, AMAPiennes, nous avons besoin de vous ! Vous pouvez intervenir en établissement scolaire pour accompagner la création d’une AMAP ou pour sensibiliser les élèves sur leur alimentation, l’agriculture paysanne, les circuits courts… Pour ce projet, nous travaillons en partenariat avec la CRESS AURA et le dispositif ESPER pour le projet « Mon ESS à l’école ».

D’autre part, si vous êtes enseignant.e et que vous souhaitez monter un projet d’AMAP avec vos élèves, contactez-nous : animation@amap-aura.org

Plus d’infos sur notre site dans la rubrique « Alimentation des jeunes »

Appel à compétence, on a besoin de vous !

Le Réseau des AMAP, c’est avant tout plus de 300 AMAP et 600 paysans et paysannes ! Ces AMAP et paysan.ne.s sont la force vive du Réseau,  pour faire avancer les projets et les faire vivre !

Envie de participer ? Vous pouvez rejoindre un groupe de travail pour apporter vos idées, votre énergie,  partager vos envies ! Nous avons besoin de vous :

  • Le réseau souhaite retravailler sa stratégie de communication ! Vous avez des idées ?  Rejoignez le groupe de travail “communication”  pour contribuer !
  • Vous êtes plutôt bricoleur.euse ? N’hésitez pas à vous signaler également !
  • Vous pouvez aussi vous investir sur un autre de nos chantiers (Clic’AMAP, installation-transmission, accessibilité, AMAP et collège, création d’AMAP…) Toutes les bonnes volontés sont évidemment les bienvenues !

N’hésitez pas à nous contacter à com-anim@amap-aura.org

Se nourrir en AMAP oui! A condition d’encourager l’installation et la transmission agricole!

Le Réseau AMAP AuRA en partenariat avec les AMAP de la Région et les associations membres du CELAVAR s’engage pour favoriser l’installation et la transmission agricole .

Cet automne ce sont plus de 50 évènements prévus: café installation, projection-débat, visite de ferme!

Pour retrouver les programmes:

En Auvergne,  Terre des possibles c’est ici

En Ardèche, la Semaine de l’Installation Transmission paysanne, c’est ici

Dans l’Ain, le Café Installation “choisir son système de commercialisation, à MArboz le 10 septembre c’est ici

 

 

AMAP et COVID

Au vu de la période, voici quelques informations spéciales COVID ! On vous propose aussi un petit questionnaire pour en savoir plus sur la manière dont vous vivez cette période. Retrouvez-le ici. Promis, ce n’est pas très long, et c’est vraiment utile pour le réseau ! On vous remercie d’avance !

Les AMAP continuent à fonctionner, autorisation du préfet de région

Au vu de la période, certaines mairies peuvent décider de prendre des mesures pour interdire ou limiter les rassemblements.
Toujours pas d’inquiétude du coté des livraisons en AMAP, nous avons reçu  le 16 septembre la confirmation du préfet de Région : les AMAP peuvent continuer à fonctionner sans problème, tant que les mesures barrières sont respectées

—-> Retrouvez ici les recommandations du réseau

—–> Et là le kit de lutte contre le COVID 19 du gouvernement

Masques en AMAP

Dans le cadre du décret n° 2020-860 du 10 juillet 2020: “Les rassemblements, réunions, activités, accueils et déplacements ainsi que l’usage des moyens de transports qui ne sont pas interdits en vertu du présent décret sont organisés en veillant au strict respect des mesures d’hygiènes.

Dans les cas où le port du masque n’est pas prescrit par le présent décret, le préfet de département est habilité à le rendre obligatoire, sauf dans les locaux d’habitation, lorsque les circonstances locales l’exigent.”

Nous invitons par conséquent toutes les AMAP à continuer leur livraison et à se renseigner sur le site de la préfecture départementale dont elles dépendent pour connaitre les règles en vigueur et l’obligation ou pas de porter un masque.

Les Rencontres Régionales approchent, on compte sur vous !

Le samedi 17 octobre 2020 auront lieu les rencontres régionales des AMAP d’Auvergne-Rhône-Alpes, au Domaine des Terres Vivantes, à Blacé (69) ! Paysan.ne.s, amapien.ne.s, ce sera l’occasion de participer à de nombreux ateliers, pour prendre part à la vie du Réseau, de votre Réseau régional !

Nous vous invitons à une journée d’échange entre amapien.ne.s et paysan.ne.s, avec les administrateur.rice.s et salarié.e.s du Réseau. Avec au menu des ateliers, des témoignages, un repas convivial, un zoom sur des réseaux voisins: Paniers Marseillais et Réseau AMAP Ile de France, et notre Assemblée Générale. Les délibérations porteront sur la validation des rapports d’activité et financier 2019 ainsi que les orientations 2021 des actions portées par le Réseau AuRA et le recrutement de nouveaux administrateur.rice.s. Nous aurons la chance d’être accompagné.e.s par Bastien Maupaumé qui restituera de manière alerte et décalée notre journée!

Votre Réseau compte sur vous !

Le Réseau AMAP AuRA, ce n’est pas seulement 21 administrateur.rice.s et une équipe de 5 salariées, c’est surtout plus de 300 AMAP et 800 paysans et paysannes ! Ces AMAP et paysan.ne.s sont la force vive du Réseau, pour faire avancer les projets et les faire vivre. La journée des rencontres régionales des AMAP, en plus d’être une journée conviviale et constructive, est l’occasion de mieux comprendre comment avancer tous ensemble et de prendre part à ces projets !

Enfin, c’est aussi le moment de l’élection des nouveaux administrateur.rice.s ! Que vous soyez amapien.ne ou paysan.ne, vous pouvez vous présenter lors de cette élection pour devenir administrateur.rice du Réseau, comme Florent (retrouvez son témoignage ici) ! N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez en savoir un peu plus sur ce rôle : com-anim@amap-aura.org ou au 04 81 91 65 34.

Le programme de la journée

Tout au long de cette journée, nous serons accompagnés par Bastien Maupomé, qui ponctuera notre journées d’interventions poétiques et décalés !

Des expositions sur AMAP en Fêtes, ainsi que sur l’Elevage et abattage paysan seront à votre disposition toute la journée !

  • 9h30 : Accueil café
  • 10h00 : Début des ateliers thématiques
    • Résilience des AMAP : les AMAP évoluent, à quoi ressemblent-elles aujourd’hui ?
    • Accessibilité Alimentaire en AMAP: comment donner accès à tous à une alimentation saine et de qualité ?
    • Soutien à l’Agriculture paysanne : que est le rôle des AMAP dans l’installation et la transmission des fermes ?
    • Arboriculteur Bio : un métier en voie d’extinction – que peuvent faire les AMAPpour soutenir cette activité en Auvergne-Rhône- Alpes ?
  • 12h30 : Repas partagé, chacun ramène quelque chose à manger !
  • 14h : A la découverte d’autres réseaux d’AMAP: Panier Marseillais et Réseau AMAP Ile de France
  • 14h30 : Assemblé Générale, format participatif et dynamique
  • 16h30 : Accueil des administrateur.rice.s du Réseau
  • 17h00 : Restitution décalée et poétique par Bastien Maupomé et verre de l’amitié offert par le Réseau !

Les infos pratiques !

N’oubliez pas de vous inscrire ! Pour organiser au mieux cette journée, nous avons besoin d’avoir une idée du nombre de personnes présentes. Merci de vous inscrire ici !

Recommandations repas : A midi, on vous propose un repas partagé : chacun ramène un plat ou une boisson de son choix ! On se charge du pain.  des personnes seront chargées de servir les assiettes et les verres.

Covoiturage :  Vous pouvez utiliser la plateforme de covoiturage ici pour proposer ou prendre un covoiturage.

Adresse : Domaine des Terres Vivantes,
656 Route de la Tallebarde,
69460 Blacé.

Pouvoirs :Si vous ne pouvez pas être présents, vous pouvez donner votre pouvoir. A télécharger ici.

N’oubliez pas d’adhérer avant les rencontres ! => C’est par ici !

Vous retrouverez toutes les infos sur les rencontres régionales sur cette page, n’hésitez pas à la consulter, les infos seront mises à jour au fur et à mesure.

A très bientôt !

BD Paysan.ne en AMAP, pourquoi pas moi?

« Paysan.ne en AMAP, pourquoi pas moi? » 

: une BD pour découvrir les partenariats AMAP à travers le récit de 4 paysan.ne.s.

Vous avez aimé « Amapien.ne, pourquoi pas moi ? », vous vous êtes identifié.e à Gabriel, vous souhaitez avoir de ses nouvelles ? Alors embarquez pour le Tome 2 : « Paysan.ne, pourquoi pas moi ? ».

A partir de portraits savoureux de paysan.ne en AMAP, vous découvrirez le rôle des AMAP dans un projet d’installation, de transmission, leur fonctionnement, leur solidarité.

Ce projet a pu voir le jour grâce à l’investissement en temps de travail de la part des différents réseaux du Mouvement Interrégional des AMAP et du travail précieux de Jean Leveugle, des Savoirs Ambulants. Nous avons fait le choix de la diffuser à 2€ pour payer les frais d’illustration et d’impression.

Vous souhaitez en commander?  Merci de nous renvoyer le bon de commande.

 

Le film Douce France : des projections en AuRA cet Automne !

Le film Douce France sortira dans les salles en septembre (extrait ici), à la même période qu’AMAP en Fêtes !

Le film parle de la transformation du monde agricole et alimentaire, pour aller vers la transition écologique à l’échelle locale. On y parle préservation des terres, production, consommation, alimentation, en ayant en tête de sortir des milieux convaincus pour parler d’écologie. C’est l’outil idéal pour parler d’accessibilité, et faire plus de place à la jeunesse dans la construction du monde de demain.  Des projections s’organiseront dès l’automne, en présence du réalisateur !

Plus d’infos ici

Champ de Luttes, Semeurs d’Utopie – Et si le changement venait des champs ?

Ils sont paysans. Pendant un an, Mathilde Syre à suivi leurs gestes quotidiens, leurs réussites et leurs doutes. Autonomie, initiatives collectives, réappropriation du foncier, accès aux semences… Au delà de la préservation de l’environnement, ils s’engagent avec conviction chaque jour pour une agriculture « vivable », paysanne, et une autre manière de faire société…
Et si le changement venait des champs ? De nombreuses projections ont lieu un peu partout dans la région, et même un peu partout en France ! Retrouvez toutes les projections à venir ici !

 

 


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Les réunions publiques autour des municipales

Jeudi 23 Janvier – Meximieux (01) – Salle des fêtes – 18h30
vendredi 31 janvier – Chavannes-sur-Suran (01) – Salle de la Halle – 19h30
vendredi 31 janvier – Saint-Vallier s/ Rhône (26) – Maison des associations, salle 101 – 19h30

mercredi 19 février – Cournon (63) – Baie des singes, 6 avenue de la république – 19h00
mercredi 26 février – Vichy (03) – Salle Pierre Victor LEGER – 18h00

mercredi  4 mars – Villeurbanne (69) – Palais du travail – 18h00

Jeudi 5 mars – Clermont-Ferrand (63) – 26 Boulevard Louis Loucheur, salle sous l’église – 19h30

mercredi  18 mars –La Roche sur Foron (74) -Salle Hélène Blanc, 40 rue du Collège – 18h30

3 Réunions publiques en Haute Loire (43)

– le jeudi 20/02 à Monistrol, salle d’honneur du Château des Evêques, 20h
– le lundi 24/02 à Paulhaguet, salle de la mairie, 20h
– le jeudi 27/02 à Aiguilhe, salle polyvalente, 20h