L’abattage de proximité : un enjeu pour des pratiques d’élevage durable sur les territoires

Les 2 et 3 décembre avait lieu le séminaire sur l’abattage de proximité à Apt (84). Co-organisé par la Confédération Paysanne PACA, le PNR du Lubéron, l’INRA et le réseau Biocoop, l’évènement a rassemblé une centaine de participants de tous horizons (paysans, élus, chercheurs, vétérinaires, mangeurs…). Le Mouvement Interrégional des AMAP (MIRAMAP)  représenté par Jean François Baudin, André Lopez et les administrateurs du Réseau AMAP AURA Olivier Coche et Christian Jouffre étaient présents.

Impliquer les mangeurs et les collectivités pour porter collectivement la responsabilité d’une amélioration des pratiques

Ce séminaire de deux jours a rassemblé une centaine de paysans, élus, organismes agricoles, chercheurs, vétérinaires, mangeurs autour de l’abattage de proximité comme enjeu pour le maintien et le développement de pratiques d’élevage durable sur les territoires. A de nombreuses reprises il a été rappelé que dans une perspective de démocratie alimentaire, l’implication des mangeurs devait être pleine et entière aux côtés des éleveurs et des collectivités pour trouver des solutions pérennes et porter collectivement la responsabilité d’une

Crédits photo Andréa Blanchin

amélioration des pratiques d’élevage.

L’énergie des participants, la multitude de groupes sur l’ensemble du territoire portant des réflexions, initiatives, projets en cours autour de l’abattage de proximité témoigne d’un engouement fort sur les territoires sur cette question.

La loi EGALIM et les services  actuels de la Direction Générale de l’Alimentation voient d’un œil favorable le développement de ces initiatives dans les années  à venir.

Des projets variés voient le jour

Chaque projet nécessite un temps long de maturation et d’accompagnement, mais les premiers projets ont vraiment eu le rôle de défricheurs, et on peut espérer que les suivants auront plus de facilité à mener à bien leur développement. C’est le cas de la création de petites unités mobiles sous forme de caissons pour effectuer l’abattage à la ferme (étourdissement et saignée) adossée ensuite à une structure fixe à moins de 2H de route pour l’éviscération et la dépouille de la carcasse.

Crédits photo Andréa Blanchin

Tous s’accordait également sur la quasi obligation d’être appuyée par une collectivité pour la réalisation du projet (mise à disposition de terrain, recherche de financement, investissement public). Dans la lignée des AMAP, la recherche de souveraineté alimentaire passe nécessairement par une reprise en main collective des outils de production et de transformation, y compris des abattoirs par les paysans avec l’appui des mangeurs.

Le Réseau AMAP AURA bénéficie d’un financement ARPIDA pour répertorier les initiatives d’abattoirs sur les territoires et venir compléter le travail initié par la Conf nationale et la FADEAR pour arriver en 2020 à une carte interactive avec descriptif de chaque projet et un contact pour diffusion au plus grand nombre.

Les AMAP peuvent être actrices de ces projets, et les réseaux d’AMAP peuvent les suivre, ou les accompagner sur les territoires. Si vous souhaitez plus d’information ou être destinataires des comptes-rendus des ateliers, N’hésitez pas à vous faire connaître: coordination@amap-aura.org.

Amélie, Jean-François Baudin, Olivier Coche, Christian Jouffre

Crédits photo Andréa Blanchin