Éleveurs & horticulteurs en détresse : mettre en place des contrats de solidarité

Certains paysans, éleveurs à viande et produits laitiers préparés pour Pâques, pépiniéristes et horticulteurs en pleine saison, souffrent particulièrement de la crise sanitaire actuelle et de la fermeture des marchés. Pour les soulager, vous êtes nombreux à vouloir mettre en place des contrats ponctuels dans vos AMAP.

C’est possible ! Attention toutefois de bien rester dans le cadre de l’AMAP. Voici un petit rappel du cadre légal de l’AMAP et des recommandations du Réseau AMAP AURA :

Vous trouverez ici le kit cadre légal

  • Avant tout, attention de ne pas mettre en concurrence deux paysans de la même filière de production dans votre AMAP. L’objectif n’est pas que les consommateurs puissent choisir entre deux maraîchers : il faut garantir le partenariat privilégié avec vos paysans actuels.
  • En concertation avec votre paysan actuel, vous pouvez proposer des commandes supplémentaires pour cette période.
  • Pour des filières que vous n’auriez pas dans votre AMAP : vous pouvez lancer un contrat court spécifique pour la période Covid. L’idéal étant que ce partenariat court débouche sur un partenariat long une fois la crise passée !
  • Restez dans le cadre de la charte des AMAP : mise en place d’au moins 2 livraisons, avec paiement à l’avance ou lors de la première livraison.
  • Avec votre paysan habituel, proposez des commandes supplémentaires exceptionnelles: en gardant une commande à l’avance (attention à la vente au déballage !), même si l’argent est amené le jour J.
  • Privilégiez des paysans certifiés AB ou Nature et progrès: étant données les circonstances actuelles, il est impossible de mettre en place des visites de ferme qui garantissent les méthodes de travail vertueuses des paysans de notre réseau.

Enfin, pour vous aider, utilisez Clic’AMAP, outil de gestion dématérialisée de l’AMAP. Pour en savoir plus sur Clic’AMAP !

Ces AMAP qui l’ont fait !

  • Une AMAP dans la Loire a mis en place un contrat court exceptionnel pour la viande d’agneau et les fromages pour Pâques.
  • Une autre AMAP dans la Loire propose lors de chaque livraison des caisses à 20 euros de fleurs et graines.
  • Une AMAP dans la Drôme a contacté le préfet de département pour alerter sur les difficultés rencontrés par les horticulteurs. La préfecture a répondu ; “la commercialisation de plants potagers des producteurs locaux (plants de légumes, petits fruits, condiments et aromates) est autorisée dans le département de la Drôme, sous certaines conditions”. Voir la réponse complète ici.